Machja - Vêtements bio

Vetements bio et ethiques. Coton bio et commerce equitable


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Style| VERS UNE MODE EQUITABLE

 

Où s’habiller Ethique?

Alter Mundi,

www.altermundi.com

Boutiques : 41, rue du chemin-vert, Paris-11. Tél : 01-40-21-06-65 ;

Aix-en-Provence : 7, rue Matheron. Tél. : 04-42-67-07-52 ;

Lille : 128, rue Léon-Gambetta. Tél : 03-20-50-13-92

 

POINTS DEVENTE ET ACHAT EN LIGNE :

Tudo Bom?: www.tudobom.fr;

Ideo: www.ideo-wear.com

Seyes: www.seyes.fr

Machja: www.machja.fr

Les Fées de Bengale: www.lesfeesdebengale.fr

Autres sites de vente en ligne : www.comptoir-ethique.com, www.modetic.com

 

ETHICAL MARKET

Le 13 mai, au cabaret sauvage de 11 heures à 22 heures, 59 bd Macdonald, Paris-19 ; entrée 6 euros. http://ethicalfashionshow.com

 

 

Fin  février, à Villepinte, mettait les tissus bio et les jeunes créateurs les utilisant. Ies grandes marques à leur tour s’engouffrent dans la brèche bio-équitable. Etam s’associe à la marque éthique EkyoG pour une collection de lingerie et de vêtements femmes et bébés en matières biologiques et la redoute, pionnière sur ce marché, commercialise des vêtements en coton bio. Comme Armor Lux, Kindy, Celio ou Rica  Lewis, la Redoute a obtenu le label de la fondation Max Havelaar, un des labels fondateurs du mouvement, garantissant une base de « coton équitable ».Même H&M a lancé en mars une ligne en coton biologique. Les géants de l’habillement seraient-ils atteints d’une sorte de « syndrome Nike »? Comme la firme américaine qui, touchée par un scandale de travail des enfants, a tenté de se racheter une conduite, ils semblent vouloir rehausser leur image en prouvant qu’eux aussi ont la main Verte.

 

Comment est perçue l’arrivée de ces mastodontes par les petit Poucet de la mode éthique? Rachel Liu pointe la nécessité d’être relayés par les grands noms du prêt-à-porter: « On ne peut pas acheter à nous seuls tout le coton bio de la planète.» Si l’argument apparaît plus marketing que philanthropique, seules ces enseignes peuvent démocratiser la mode éthique en touchant un public non averti et l’instaurer comme une réelle habitude de consommation. Car voila l’obsession de ces marques : s’adresser à tous, de la fashion victim au militant écolo. Ne se comptant pas parmi les leaders de tendances, certains préfèrent innover sur les matières. A l’instar du pull en fibre de lait de Machja, une maille extrêmement fine et lisse, semblable à du cachemire. Des kimonos de Nathalie Goyette des Racines du ciel, coupés dans une soie laquée chinoise fabriquée à base de patate douce. Une recette artisanale découverte en furetant dans les puces de Shanghai. L’offre néanmoins se diversifie mais, selon Nicolas Messio d’Alter Mundi,  « il reste beaucoup de boulot. Pour transformer l’essai, il faut accrocher le regard du client par le produit, avant d’expliquer la démarche ». Alter Mundi lance sa  propre griffe, Article 23, dessinée par le styliste Adam Love, un ancien de chez Karl Lagerfeld. Le trio Elodie Le Derf, Camille et Sophie Dupuy, réuni sous le nom des Fées de Bengale mise aussi sur l’ « achat coup de coeur ». Fin 2005, elles investissent le créneau féminin-raffiné après un voyage en Inde. Jouent sur les décolletés, dénudent les épaules, ajoutent perles et empiècements de dentelle dénichés dans les bazars de Bombay. Et confient la fabrication à une coopérative travaillant à la réinsertion de 300 femmes intouchables des bidonvilles du sud de l’Inde. Faiblesse actuelle:impossible encore d’assurer la complète transparence de la production. Si la culture du coton peut être garantie biologique, difficile de vérifier la nature des teintures utilisées et de s’y retrouver dans le flot des labels (öko-Tex, Ecocert, Skal, Fibre citoyenne…). « Tout n’est pas parfait, reconnaît Elodie Le Derf, mais on veut juste faire de notre mieux en avançant sans nous casser la figure. » Un processus perfectible qui, à force de bonne volonté et de nécessité, se mettra en place, pour ainsi dire, de fil en aiguille en aiguille.

 

 

 

En France aussi. «Le premier jean éthique français » signé Machja, un polo Seyes en coton bio, fabriqué dans le sud-ouest de la France pour maintenir l’emploi local. »

 

 

Même H&M a lancé en mars une ligne en coton biologique. Les géants de l’habillement seraient-ils atteints d’une sorte de « syndrome Nike » ?

 

 

 

50 LE MONDE 2 5 MAI 2007

 


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