Machja - Vêtements bio

Vetements bio et ethiques. Coton bio et commerce equitable


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Machja sort la mode éthique du maquis

 

Deux jeunes bastiais se sont associés pour créer une ligne de vêtements identitaires obéissant au concept du commerce équitable. Ils sont en quête de distributeurs.

 

Le commerce équitable est à la mode. Pourquoi la mobiode ne se mettrait-elle pas au commerce équitable ? Fort de ce constat, deux jeunes ont décidés de lancer une ligne de vêtements, «Machja» qui respecte les producteurs des pays en voie de développement. Jean-Louis Rossi et Catherine Soundirarassou ont eu l’idée ensemble : «Il souhaitait créer quelque chose en Corse pour quitter Paris et se rapprocher de chez lui ; moi j’avais pour ambition de m’impliquer dans un projet social. La conception et les prises de contact ont duré un petit moment, puis les choses se sont rapidement enchaînées » explique Catherine Soundirarassou.

 

Effectivement dès avril dernier, les affaires sérieuses commencent. Il ya un mois, ils effectuent leurs premier voyage en Inde, ou aura lieu la production. Entre temps, ils trouvent leur style par hasard, «en soirée…».

 

 

Respect des producteurs et des consommateurs

Comme le déclare Jean Louis Rossi ; ancien du lycée de Fango : «Sur place, nous voulions vérifier à qui nous avions affaire. Et notamment les conditions de travail des personnes employées. Les femmes travaillant dans le couvant tenu par les Franciscaine (l’usine) sont au ban de la société. Ce travail leur garantit un salaire décent - trois fois le salaire moyen indien - et l’espoir de s’en sortir grâce à leurs économie ».

«La qualité des conditions de travail était également au rendez-vous» Qualité retrouvée dans les textiles utilisés dans la fabrication. «Un coton certifié biologique et recyclable», précisent Jean Louis Rossi et Catherine Soundirarassou. Une démarche qui ne serait pas possible si «Machja» n’acceptait pas de réduire sa marge commerciale. «Nous laissons au commerçant leurs bénéfices habituels et réduisons simplement les nôtres».

Les valeurs qu’ils portent en eux, ils veulent les retrouver sur eux  dans les tee-shirts, sweat-shirts, cols roulés et vestes de costumes payés d’avance au fournisseur comme le veut la règle du commerce équitable.

 

 

Sélectionnés pour l’Ethical Fashion Show a Paris.

  Résultat : des lignes tendances, dépouillées d’une originalité ou d’un militantisme trop ostentatoires. Des vêtements marqués au coin de la spécificité Corse «par des motifs épurés, brodés ou flockés» aux symboles de l’île comme la fougère ou le sanglier…

 

En dépit de cette fibre identitaire, les deux jeunes gens regrettent de ne pas  avoir trouvé encore de commerçants insulaires prêts à les distribuer. Et ce, même s’ils comprennent «que nous arrivons alors que la saison  n’a pas été très bonne et que les inquiétudes des boutiques sur la distribution d’une marque nouvelle soient normales». Pourtant, à terme, cela permettrait de créer des emplois en Corse, dans des domaines sous représentés dans le tissu économique insulaire (stylistes, graphistes…) «Tout comme cela nous a permis de retourner dans l’île», notent l’ancien commercial et la souriante ingénieur.

 

Mais ils souhaitent avoir leurs assises en Corse, les chefs d’entreprises ont déjà compris que leurs créations devront savoir s’exporter. «Nous avons d’ailleurs étés sélectionnés pour participer à l’Ethical Fashion Show. Un grand salon qui se déroulera début octobre a Paris». Pas mal pour deux jeunes à peine âgés de 30 ans.

 

Eric ROUSSET

 

 

Jeudi 18 août 2005 -  Corse Matin


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